sommeil des pommes

curiosités des pommes, chiffonnier de textes

L’estran

Définition : portion du littoral comprise entre les plus hautes et les plus basses mers

« Comment ne pas revenir ? Il faut se perdre. Je ne sais pas. Tu apprendras. Je voudrais une indication pour me perdre. Il faut être sans arrière-pensée, se disposer à ne plus reconnaître rien de ce qu’on connaît, diriger ses pas vers le point de l’horizon le plus hostile, sorte de vastes étendues de marécages que mille talus traversent en tous sens on ne voit pas pourquoi. »
Marguerite Duras – Le vice-consul

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Votre voix, variable, profonde, déplacée, mouvante, inaudible, claire, verticale, votre voix chaude, rasée, ruinée, épuisée,

votre voix de verre, de velours, de veille,

votre voix défaite, occupée, envahie, ouverte.

Éparse.

Vous me dites des choses douces et tristes que j’écoute dans la verrière de vos mots. J’entends bruire le silence entre les branches de vos syllabes. Il est une peine dont vous ne pouvez rien dire, juste à la confluence de vos paroles, brossée contre les dents, retenue sous le palais, elle pousse les autres mots dehors, à chaque vague qu’elle gonfle. Marée et vous, murée.

Comme un torrent roulant son lit de cailloux, heurts et chocs des phrases, noyées sous le rugissement de l’eau. Aux bords, ça cède par pan et chute, d’un coup, un bloc mordu à l’argile des berges s’engloutit dans la course de l’eau vive. Il y a une béance alors, une respiration où vous faites halte. Parfois, les éboulements successifs créent une île au centre du courant. Et c’est un répit où vous vous tenez, en équilibre précaire.

J’entends aussi comme le temps vous tient, vous ramenant toujours au point où il s’efface et se recompose, un miroir magique et répétitif. Caresse légère ou morsure, il flatte d’une main et serre de l’autre. Vous ne pouvez rien contre ça. Rien. Si ce n’est porter sa charge avec une grâce infinie. Toujours, ce mouvement léger des épaules, comme on réajuste le drapé flou d’une écharpe précieuse. Une façon d’être à vous, de moduler les mots dans le chant du silence.

C’est lorsque vous penchez la tête, dans un instant qui vous échappe, que se dévoile l’axe fragile où se noue la question. Au creux de la nuque, vulnérable, le sillon léger portant trace d’enfance. Ici, se tiennent l’émerveillement du monde, la découverte et l’innocence intacte. Encore entière. Inaltérable, malgré le doute, la trahison et le chagrin. De là vous vient ce sourire rêveur, cet étonnement lentement éclos, la distraction de l’ange ouvrant un havre, de loin en loin, au milieu d’une phrase : le possible d’une douceur au cœur de l’enfer.

(Si cette distraction heureuse est rare, elle est pourtant ce qui vous permet de parler et m’offre le possible de vous percevoir au plus prés de la peau.)

Vous me dites des choses douces et tristes que j’écoute dans la verrière de vos mots. Aux travers des carreaux, un large fleuve se devine de loin en loin. La buée de l’eau, une haleine froide, voile par endroit la perfection du verre. Les paroles sont alors un peu moins nettes, elles prennent du flou, se délitent, laissent entr’apercevoir leur verso, un ventre blanc, légèrement strié de gris ou de rouge. Quelque fois, c’est la mer. Le sel de l’iode pique d’une poussière de rouille l’armature du verre. Une proue, un amer, l’avancée extrême de la terre : un phare. Par tempête, l’écume des vagues se reflète au creux des réflecteurs métalliques de la puissante lampe.

J’entends votre désarroi –  d’où vous vient ce possible – être dans un mouvement immobile ?

Toujours de l’eau, des eaux, vives, calme, étendues, profondes, tumultueuses. Profondes.

De ce point, le regard porte loin sur l’océan, masse mouvante et grise, étonnamment verte à certains instants. Ses humeurs ne vous sont plus un mystère. Vous en avez connu peu à peu les traits de caractères, avertie par le vol rare des sternes, visiteurs de hautes mers. Vous êtes, que vous le vouliez ou non, dans le guet : quelque chose pourrait venir, un jour des lointains, un inespéré, un pérégrin dont vous seriez, surprise et secrètement ravie, la halte. Vous tentez d’imaginer, venant du large, le regard porté sur cette côte : cette langueur de terre apparaissant peu à peu au rythme lent de la houle, ce corps posé sur l’horizon, puis sa masse qui se brise avec l’approche : roches et ligne d’une herbe verte accrochée aux escarpements. Soudain, la verticalité du phare se détache. Devenue visible il est le foyer où la vision, sans cesse revient.

Le guet.

Hormis l’acuité portée à l’au-delà, vous avez contre vous, à chaque instant, à chaque battement du souffle, l’attente secrète qui habite votre sang. Un poids de gravité incontournable où vous revenez. Vous penchez alors, un guingois du corps où les mots s’inclinent, sillage en gîte de paroles. Et pourtant, nul espoir, juste un sursit jusqu’au prochain trouble, le même, toujours : quelque chose a lieu, une courbure de l’air, une impression de reconnaissance. Il se pourrait même qu’il y eut, une fois, une confirmation à votre aiguë vigilance, le souvenir, à peine, d’un passage. Dans vos rêves de nuit ou par la science secrète d’un destin inscrit : cela a eu lieu, dans les arcanes cachées d’une mémoire oubliée, un chiffre semblable à une clé. Vous protégez la porte, pleine d’une certitude dont vous n’êtes plus que la gardienne désormais.

Puis la mer s’estompe, le fleuve recouvre dans sa crue la clarté de la verrière, ne demeure que votre silhouette, entr’aperçue, tandis que, malgré moi, du fond de la veille, le sommeil reprenne ses droits.

J’écris alors de l’autre bord de la nuit, du prisme de vos silences. J’écoute vos paroles dans le bol renversé du sommeil invariable. Je dors et cela vous ouvre une sente au cœur des mots tus. Sur l’envers du ciel de ce sommeil, votre murmure dépose un sillage semblable aux traces légères laissées par un oiseau de passage. Hiéroglyphes énigmatiques d’une présence indéchiffrable.

Ce qui ne se dit pas, courant sous les mots, retenu par les échos qu’il laisse après lui, au creux des gorges, dans les yeux fous des voyants. Ce silence compact, une poignée de poils, un poil dru, d’animal sauvage, une masse vivante et menaçante.

Ce qui se terre entre les ponctuations, le point à la ligne qui se voudrait définitif, l’inconnu du nord express, la question refusée, le rêve qui s’attarde. L’outre sens.

Toute l’épaisseur chaude de la piste, épaisse comme une odeur. Traque. A la fois gibier et chasseur, cherché et caché.

Lisier où pousse le vivace, arrondissant la courbe du mot, ombre portée dans la langue.

Et votre colère.

Votre voix est de rocailles et galets mêlés, heurtant le silex des phrases avec une telle violence qu’elles se disloquent, à peine quelques étincelles, trop peu pour alimenter un feu. Froide, cette rage est là pour couper, non pour brûler. Rasoir affûté des mots dont les éclats et le tranchant découpent la peau en lamelles imperceptibles, jusqu’à ce que, d’un coup, elle tombe d’un bloc, dévoilant l’écorché, nerfs et tendons mis à nu ; le visage est alors un masque grotesque de clown ébahi, entrelacé du bleu battant des veines.

Elle a d’abord tourné en rond – guêpe en furie prisonnière sous le verre – heurtant sans cesse la transparence, l’illusoire possible d’une sortie, puis elle s’est enroulée sur elle-même, tranchant à vif dans la masse, causant ces dégâts que l’on dit irréparables, pour enfin, à force d’insistance hargneuses, trouver une sortie d’où elle a jailli engluée de morve et de sang, prête au meurtre et à la tuerie. Quelle facilité alors pour elle de trouver une cible, n’importe laquelle faisant l’affaire, n’importe  laquelle s’offrant en victime expiatoire et désignée à votre vindicte.

Épuiser cette hargne est illusoire, elle ne peut que se stopper par manque de proie. Hésitante soudain, non devant le carnage mais par désir de continuité, il ne lui reste qu’à revenir à son origine et à se dévorer elle-même.

Bien plus tard, il vous semblera émerger de la profondeur des caves, éblouie sous la lumière rasante d’une fin de jour. Et vous vous demanderez alors quel est ce silence, non plus propice à une lente maturation, à une éclosion tardive d’avant le gel, mais lourd et dur, un poing fermé, une dalle dressée, in memoriam, en silence et à jamais. Qu’elle repose en paix.

Et ce qui vous tient au ventre, cette force qui vous possède, est-ce encore de la faim ?

Je n’entends plus que vous, sans savoir ce qui appartient au jour ou à son avers, je deviens cela : une écoute des lointains aux rumeurs du dedans, une audience ouverte, infiniment. Intime mais étrangère. Ni témoin, ni juge, à peine un greffier attentif en manque de dictionnaire. Copier ces consonances familières et incongrues demande une attention détournée de leur objet. Laisser la page ouverte ou tourner les feuillets d’une partition, l’essentiel se noue hors de moi. Je ne peux que donner la main aux formules qui émergent, quantique de l’incertitude, ligne brisée d’un récit dont j’ignore encore le début et la fin, ces bornes mêmes ont-elles cours ici ?

Sous les buissons et les épines de vos mots la belle endormie, cachée, secrète, se retourne parfois du profond de sa nuit d’ente confite. Son souffle de dormeuse traverse votre voix. Cette langueur amoureuse qui fêle parfois votre timbre, assourdit l’éclat âpre des mots crus, bruts, qui frappent vos phrases comme on frappe monnaie : votre dû. Et votre marque.

Elle vous rêve de vos rêves. Elle imagine, pour vous, le prolongement des gestes inachevés, elle propose des suites à ce qui n’a pas fin, elle repose dans le temps des multiples.

Alter tempo.

Dans le roussi des mots qui s’échappent, j’aperçois l’éclair rapide du renard dans les broussailles. Comme lui, vous rongez ce qui vous retient prisonnière du piège. J’espère qu’il ne s’agit pas d’une mâchoire de fer mais plus d’un lien de cuir dur. Vous y laisseriez la patte plutôt que d’attendre le braconnier. La vie sauvage est bien trop chevillée à vous pour que vous laissiez un seul espoir de la perdre vous retenir.

Vous racontez cette histoire, cette question devenue une histoire. J’écoute les méandres de ce récit, penchée vers lui comme au-dessus du puits aux souhaits : que cherchent vos mots ? Attentive, vous semblez les ciseler, évider le creux de la signification, cherchant ce qui se dissimule sous l’appellation, poupée russe du langage qui vous intrigue et vous attire. Votre trouble me retient : cette vigilance aiguë. Il n’est pas question ici du vrai, du faux ou d’un jugement mais de résonance. Ce qui, séparé, se relie dans la vibration de l’air au fond de la gorge. Ce qui, divisé, fragmenté, s’appelle et se cherche. Un continent immergé, une ville engloutie, dont, patiemment, vous assemblez les signes épars entre vos mains, brassant cartes et syllabes, dés et astrolabe, pour les semer à nouveau dans la phrase à venir.

Vous ne retenez rien, l’eau ne reste pas dans le poing qui se ferme, ni le sable. C’est sans doute par là que le désert et la mer se réunissent en vous. Votre inquiétude est ailleurs ; poursuivre au cœur, à la recherche de quoi ? D’une île ou d’un oasis, de ce qui se cache au creux de l’immensité. Créer vos traces dans le rien, dans ce qui s’efface, perpétuellement à chaque dune. La nuit, votre bivouaque troue l’obscurité mouvante du vent. Une construction fragile presque un mirage d’étape.

Il arrive qu’allongée vous perceviez cette respiration profonde, une faille soudaine. A l’instant où vous vous penchez vers elle, vous vient dans la face l’haleine humide, impensée, d’une eau qui sourde dans ce baiser de sable.

Votre voix trace confluence, ligne de partage entre la langue et les mots. De part et d’autre de vos paroles se rencontrent deux forces qui se mêlent et se repoussent.

Toutes deux puissantes et étendues. Toutes deux nourries et habitées par la longueur de leur parcours, vives et lourdes.

On dirait que c’est votre passage qui les convoque bien plutôt que votre venue à leur frontière.

Fleuves. Muscles d’eau courante, élégants et lisses. Ou durcis et noués par la montée de leurs flux, encore contenue par leurs rives. Brusquement dénoués en une surface étale et présente noyant sous son ventre lustré le paysage des hommes.

Eaux extravagantes avalant les repères, les carrefours, recouvrant sous une fausse nonchalance tenace l’encorbellement des champs. Elles apportent leur silence confidentiel de chuchotements. Une forme d’apaisement.

Reprenant le fil de leur lit, elles gardent en mémoire –  ventre à muscles jusqu’à la peau – la traversée du quadrillage. Le possible de la disparition.

Votre voix confluente.

J’ai déjà cessé de vouloir vous comprendre.

Ainsi je vous entends mieux.

Balbutiement labial buttant contre les toniques, heurtant le choc des dents ébranlées. Les mots sont des coups aussi. Votre parole y tangue, cherchant un appuis, ironique et persifleuse envers elle-même, comme un marin juste assez ivre pour rire de son ivresse, un marin venu d’une autre vie, de l’envers d’un décor lointain, qui soudain, alors qu’il tituberait, tremblant dans son rire, heurtant légèrement la lisse, tendant la main vers le hauban, s’assurant de la présence de ses pieds dans leurs bottes bleues aux rabats retroussés d’un jaune de lichen sale, se mettrait à rire de son incongruité à être là, tâtonnant sur le métal froid vers un refuge où se calmerait le tintamarre qui ourle le silence.

Sous les chocs, votre voix supporte et se disloque un peu, heurtée, non plus la trajectoire ample et continuelle de l’eau mais le tracé aléatoire de l’oiseau mouche.

Vous, incertaine soudain.

Je vous entends battre dans les rumeurs océanes que la ville prend parfois, surprise elle même de se souvenir avoir été de sable et de goémon, au bord d’une mer disparue, bousculée par un vent en rafale lourdes et fortes. Tout vent vient d’une mer.

Vous vous jouez des apparences, non pas contre elles, mais pour ce qu’elles sont : le masque mal ajusté de nos peurs et hontes secrètes. Il ne s’agit pas d’une mise à nu, juste un peu d’espace qui révèle le jeu des ailes ; j’entends votre rire parfois, moqueur et doux, dans l’intervalle de votre passage.

Vous êtes l’espace de la distraction, de ce qui se sépare en vos paroles, dispersées et continues. Distraite puisque sans but ni origine. Si souvent accusée de contradiction alors que vous ne faites que suivre l’improbable. Vouloir vous doter d’une logique c’est déjà commencer à vous perdre, à vous amoindrir et enfin, vous figer, loin de votre silence, stoppée sur une syllabe distordue et sans suite possible. Bien loin de vos traces d’ambres offertes vous êtes si souvent emmurée dans des salles désertes où les rares visiteurs admirent le cadre qui supporte l’image exposée. Poussière morne que le souffle ne soulève pas.

Il pleut sur la verrière de vos mots, succession de rafales lourdes qui tambourine, noyant par instant le cours de vos paroles. Par endroit, là où les vitres se sont un peu affaissées, des flaques se forment puis ruissellent en rigoles continues le long de la pente transparente. Mares éphémères où toujours les enfants s’arrêtent. Ils scrutent la surface, troublée par moment par les cercles concentriques que lâchent les arbres du bout de leur feuilles essorées, attentifs soudain au mystère de cette eau comme ils le sont à la qualité du silence qui entoure les mots prononcés, indifférents aux appels des parents impatients. Dans ces retenues où la voix s’accumule s’ouvre la trouée de mondes clos et infinis.

Ainsi votre parole ourle-t-elle le discontinu, l’intermittent, la disparition. Et réalise l’incrédule présence : l’avènement du temps.

Une vibration, un tempo, la pulsation : l’exact espace qui, sans cesse, flux et reflux, mêle et relie ce qui, toujours, s’éloigne : les mots, les bribes, le disparate, le sans lieu.

Vous m’êtes ce repos inattendu. Ce qui apparaît de prime à bord comme un saut dans le vide se joue de l’inconciliable. Sans cesse se tressent passerelles et liens, passages et sentes, par vous, la réunie.

En veille, vous êtes moins facile d’approche. Le clos du sommeil vous rassure. Là, sous l’abri, votre voix s’élève hors des règles. Nous respirons parfois, rarement, du même souffle.

L’insomnie du jour vous éloigne, sans cesse s’amasse le fatras du quotidien nécessaire, le règne du calendrier, la mesure des vies croisées. Les autres ne vous font pas toujours fuir mais vous demeurez dans l’à peine d’un murmure.  Joueuse, il peut arriver que soudain, à l’angle exact de l’incongru, vous surgissiez, si claire alors.

Ne pas oublier la verrière. Sa lumière changeante, le bruit de la pluie aux carreaux, ses rafales qui se tressent au timbre de votre parole. Refuser de l’oublier, même si la route s’estompe sans cesse, le lieu, cet espace de verre, demeure comme une pulsation. Essentielle.

Votre voix, mirage de brume s’effaçant sous une lumière trop vive, évaporée sous le vertical de midi. Votre voix, sourde source, rumeur des tempes, rôdant aux bordures de l’audible. Diluée dans le bruit du monde mais si claire dans son avers, éclaircissant le passage de son timbre.

Dans le cri étonné, toujours, de la jouissance, dans la pulsation lente d’un cœur à corps, sous l’infiniment petit éployé par un regard nu, dans la flamme tranquille de la veilleuse aux proches de l’abîme.

Ai-je raison de rester aux abords de cette lueur, espérant les paupières closes traverser la rumeur du sang à mes oreilles, le fourmillement des pensées empilées en désordre semblable à un jeu de cubes, à demi construit puis abandonné par un enfant appelé par d’autres rêves ?

Ne devrais-je pas céder, à mon tour, vous oublier, désapprendre jusqu’au fantôme de ce qui aurait pu être à vos côtés, rejoindre les arrêtes tranchantes des graphiques, poids et mesures, d’une connaissance maîtrisée et close, non pas l’exaltation ambiguë des chiffres, mais la morne application des nombres ?

Les autres sont si sûrs de leur fait à mes yeux moi qui ne suis fidèle qu’à vos errances.

Les jours de grands silences emplissent d’un blanc compact la forme enfuie que vous avez laissé derrière vous, indifférente à son tracé.

Ma nostalgie et mon désir me sauvent de moi, vers vous.

Je n’abdique ni ne renonce.

Je demeure à l’orée fragile et permanente.

Moi l’oubliée, vous, la promise

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Cette entrée a été publiée le 9 janvier 2015 par dans écritures, Textes, et est taguée .

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